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France – Le prix des aliments de première nécessité s’envole

Illustration. Reuters

On le savait, c’est confirmé. Les prix alimentaires vont bientôt augmenter dans les rayons des supermarchés. Certains produits de base flambent. Le consommateur va devoir adapter ses habitudes.

C’était déjà annoncé : les prix vont grimper dans les rayons des supermarchés. En moyenne ? « De l’ordre de 2 % » pour l’alimentaire et le non-alimentaire, a précisé, hier, Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) (1). Pour les seuls produits alimentaires, ces hausses de prix seraient « certainement un peu supérieures » à 2 %, a concédé une porte-parole de la FCD.

Mais ces augmentations cachent de sévères disparités. Selon les estimations de la Fédération, les prix vont grimper jusqu’à 15 à 20 % pour les farines. Il y a quelques semaines, le patron des magasins Leclerc avait déjà évoqué des prix en hausse moyenne de 3 à 3,5 % jusqu’en juin, avec des envolées pour les farines (+ 15 à 28 % selon les marques), le café (+ 15 à 22 %), ou l’huile (+4 à 6 %),

« Opacité »

À l’origine de ces augmentations : les négociations entre la distribution et les fournisseurs (hors viandes, légumes et marques de distributeurs). Cette année, les discussions ont été d’autant plus vives que le prix des matières premières a fortement grimpé. En bout de ligne, les industriels cherchent à répercuter ces hausses sur les grandes surfaces, qui, elles, bataillent pour défendre officiellement le pouvoir d’achat de leurs clients, officieusement leurs propres marges. Entre Lactalis et Leclerc, les négociations ont même fini par un clash.

Hier, les estimations de hausses évoquées par la FCD ont fait bondir la FNSEA, « scandalisée ». Le syndicat dénonce non seulement l’ampleur des augmentations mais aussi leur « opacité ». Il pointe notamment la hausse estimée du prix du pain (5 à 7 %), alors que la part de la matière première, le blé, ne représente qu’environ 5 % du prix total.

« La grande distribution ou les intermédiaires doivent d’abord rendre ce qu’ils ont capté en période de baisse des matières premières agricoles, avant d’envisager une hausse des prix », a pesté, de son côté, le président d’UFC-Que choisir, Alain Bazot. Maigre consolation pour le consommateur : certains produits devraient échapper à ces hausses de prix. Ce serait le cas des plats cuisinés, qui comportent moins de matières premières, de certaines eaux minérales, du riz ou des glaces.

Une certitude : le consommateur va être contraint d’adapter ses habitudes alimentaires, « peut-être consommer des conserves au lieu du frais, plus d’oeufs et moins de viande », résume Pascale Hébel, directrice du département consommation au Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie. Bref, « manger autrement pour ne pas dépenser plus ».

[via] ouest-france.fr

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