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France: La hausse de prix des fruits et légumes
causée par les mauvaises conditions météo

archives © AP

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Cette année, les mauvaises conditions météorologiques n’ont pas été favorables et ont causé la hausse de prix des fruits et légumes qui ont grimpé de 8 % sur un an, selon l’Insee. C’est dix fois plus que l’indice général des prix sur la même période, une hausse provoquée par des pertes et des retards de production.

 

« L’excès d’eau de l’hiver a entraîné des pertes de production, par exemple, en carottes et en choux-fleurs. Les retards atteignent quinze jours à trois semaines », explique Pierre Clérant, animateur de l’association de producteurs Jardins de Normandie. Après avoir été plantés très tard, les melons, le troisième légume le plus consommé des Français (après la tomate et la carotte) arrivent tout juste sur les étals. Les tomates et les radis ont démarré timidement.

 

Privés de printemps

 

Le printemps n’étant pas au rendez-vous, les consommateurs ont continué à acheter des légumes d’hiver, comme la pomme de terre ou le poireau. Les stocks étant bas, les prix ont flambé. C’est le cas pour la pomme, qui représente la moitié des volumes de fruits vendus en France. « Le prix au kilo a grimpé : entre 0,80 et 1 € de plus que l’an dernier », révèle Bruno Dupont, président de l’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel). Selon l’office FranceAgriMer, au deuxième semestre, le prix des pommes a augmenté de 10 %. Celui du kiwi de 30 % !. Traditionnellement, les premiers fruits de saison, comme la cerise ou la fraise, se vendent plus chers dans les premiers jours. « La production de fraises n’a pas été très importante. La demande non plus. Mais les cours se sont maintenus. »

 

Vers une baisse des prix ?

 

Avec des excès parfois. « Quand on voit des gariguettes de Bretagne vendues à 20 € le kilo, on pousse un peu », explique Harold Levallois, producteur de fraises bio à Cahagnes (Calvados). Le jeune producteur vend sa Mara des bois, la Cirafine et la Cireine autour de 9 € le kilo. « On a cinq semaines de retard. Les fraises ont manqué d’ensoleillement. D’habitude, je livre début juin ». Avec le beau temps de juillet, les pêches, abricots, nectarines, les tomates puis le raisin et les prunes vont arriver en masse sur les étals, « ce qui pourrait faire baisser les prix », selon Bruno Dupont. Sur cette question, Luc Barbier, président de la fédération nationale des producteurs de fruits, pointe du doigt le rôle de la grande distribution, dont les rayons fruits et légumes sont en perte de vitesse. « On nous achète les cerises entre 1,7 et 2,30 € le kilo et on les retrouve à 4,50 € dans les rayons des grandes surfaces… Ils augmentent leurs marges et leurs prix. »

La météo favorable de juillet pourrait faire baisser le prix des tomates sur les étals.

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