
Les ventes aux particuliers sont en chute libre. Le groupe veut partir à la reconquête des automobilistes. Bonne nouvelle ?…
Opération séduction. Pour contrer la concurrence féroce des grandes surfaces, Total envisage de mettre en place 500 stations à bas prix dans le courant de 2012 en France selon les Echos de vendredi. Une formule déjà testée dans une cinquantaine de points de vente depuis plus d’un an et qui semble porter ses fruits. Le groupe pétrolier a fort à faire pour redorer son blason. Entre 2002 et 2009, les ventes aux particuliers dans l’enseigne Total ont chuté de 40%. Sa part de marché varie désormais de 20 à 25 % en volume selon les carburants.
L’essence moins chère
Dans les prochains mois, le groupe devrait donc convertir les 278 stations Elf à bas prix en station Total. « Le reste du réseau discount sera fondé sur des stations de marque Total détenues en propre et situées à proximité d’un axe passant », explique le quotidien. Les stations autoroutières ne seront pas visées par ce projet qui doit être présenté aux organisations syndicales lors d’un comité d’entreprises le 9 septembre.
Pas de station automatisée
Chez Total, on explique que les stations à bas prix offriront les mêmes prestations de services que les stations ordinaires. Pas question de faire comme Esso qui dès 1999 a lancé les stations « Esso Express », entièrement automatisées. Quant aux carburants proposés, ils auront la même qualité que dans les autres stations Total. Simplement, ils seront moins chers. De quel ordre? Impossible à dire. Chez Total, on n’avance pas de chiffres.
Pour l’automobiliste, c’est donc en apparence tout bénef. Mais l’UFC Que Choisir refuse de se réjouir. «La pression sera plus grande sur la partie distribution déjà très concurrentielle. Leur marge sera donc plus faible», explique Edouard Barreiro, le directeur adjoint du département études. Selon l’Union française de l’industrie pétrolière (Ufip), la rentabilité moyenne y est d’environ 1 centime par litre. « En fait, le vrai souci concerne le raffinage. Total ne fait pas assez d’investissement et c’est là où il se fait le plus de marge », conclut l’expert.
[via] M.B., 20minutes.fr