Marseille : Jaguar Network, champion des hébergeurs

Kevin Polizzi est l'heureux patron de Jaguar Network, une société régionale qui explose le compteur de croissance. Photo G.V.L.
Jaguar NetworK, un bien drôle de nom pour une entreprise qui héberge des infrastructures informatiques ?
Pas tant que cela… Pas de référence à la marque de voitures de luxe mais un clin d’oeil à la console de salon lancée par Atari en 1993. Kevin Polizzi et son frère jumeau Ken, tout frais émoulus d’une école d’ingénieurs, lancent, à Marseille, en 2001, leur société d’hébergement informatique.
« Notre métier consiste à accueillir dans un bâtiment spécialisé appelé DataCenter (double alimentation électrique, triple adduction télécoms) les plateformes informatiques de sites internet ou d’entreprises, explique ce jeune p-dg de 29 ans. Nous effectuons de la location pure de m² mais nous pouvons assurer la maintenance et proposer d’autres services (cloud computing). »
Et d’ajouter : « Depuis 2006, nous sommes devenus opérateur de télécommunications, un petit parmi les grands. En clair, on vend de l’accès internet à très haut débit ou du réseau interne (VPN). » Jaguar Network vient d’acquérir des bâtiments de 4 000m² pour créer un 2e Data Center de nouvelle génération à Marseille, capable d’accueillir 1600 baies informatiques (une baie peut contenir des dizaines de serveurs). » Le principe d’un hébergeur est la haute disponibilité, rappelle Kevin Polizzi. À titre d’exemple, le jour du lancement des soldes, nous avons des machines prêtes à démarrer et à encaisser la charge supplémentaire de fréquentation des sites du e-commerce. »
Depuis trois ans, Jaguar Network et ses 30 salariés battent tous les records de croissance de chiffre d’affaires : + 54% en 2009, +60% en 2010 et près de 80% prévu pour 2011. « Nous avons doublé notre équipe en un an et nous devrions encore recruter 20 personnes en 2011, poursuit cet ingénieur. Nous avons trois priorités: l’ouverture de notre Data Center, l’obtention de l’agrément du ministère de la Santé pour dématérialiser et stocker les données médicales mais aussi déployer de la fibre optique entre le Data Center et le client final pour plus de performance. »
[via] Geneviève Van Lede, laprovence.com