Grand froid: surveillez bien votre chaudière

Un chauffage rallumé. Valinco/SIPA
Avec l’arrivée précoce de l’hiver, il est nécessaire de s’assurer du bon fonctionnement de sa chaudière, source potentielle de monoxyde de carbone. Ce gaz est responsable chaque année de 5.000 intoxications…
Rester au chaud chez soi par ce grand froid, quoi de plus naturel? Et la tentation d’augmenter de quelques degrés la température intérieure est grande. Mais attention. Les chaudières mal entretenues sont chaque année responsables de 5.000 intoxications au monoxyde de carbone (CO) en France, qui conduisent à une centaine de morts.
Le CO « est un gaz incolore, inodore, et mortel » rappelle l’Ademe. « Il est d’autant plus dangereux que sa présence passe inaperçue. Il provient de la combustion incomplète du charbon, du pétrole, du bois, du gaz naturel, du butane ou du propane, et aussi de la fumée de tabac. Sa présence dans un logement peut provenir d’un chauffe-eau non raccordé à un conduit d’évacuation des gaz brûlés ou d’appareils de chauffage en mauvais état ou mal entretenus ».
L’entretien annuel de sa chaudière, qu’elle soit individuelle ou collective, et quelque soit son mode de combustion, est obligatoire. Or un ménage sur deux ne le fait pas. « L’hiver, on a de plus tendance à calfeutrer les maisons, or il faut aérer le logement et surtout ne pas boucher les grilles de ventilation situées généralement dans les murs ou sur les fenêtres » explique Pierre Challut, président de Savelys, une entreprise d’entretien de chaudières.
Le monoxyde de carbone se substitue à l’oxygène transporté par le sang. Après une heure passée dans une atmosphère contenant 0,02% de CO, on commence à souffrir de maux de tête, puis surviennent vertiges, vision floue, fatigue, nausées, rappelle l’Ademe. Il faut alors très vite ouvrir les fenêtres, quitter la pièce et prévenir les secours.
Des chaudières mal entretenues sont de plus source de déperdition d’énergie. C’est pourquoi l’Ademe préconise de « réduire au maximum les besoins de chauffage du logement en veillant à la qualité d’isolation thermique du bâtiment et à son exposition ».
En Gironde, depuis le 30 octobre dernier, 48 personnes ont été intoxiquées au monoxyde de carbone.
[via] Mickaël Bosredon, 20minutes.fr